MACRON, DES VŒUX VEULES

Le président aurait ce soir à cœur, selon « l’Élysée », d’adresser « un message de considération aux Français », avec une attention particulière « envers ceux qui souffrent, qui n’ont pas pu rejoindre leurs proches ». On peine à croire à une manœuvre aussi sordide qui viserait à opposer une partie de la population aux grévistes et aux manifestants comme s’il s’agissait de Français différents. Mais en macronie on est prêt à tout, même à la plus sinistre démagogie.

Mais oui, la France souffre et c’est de la politique de régression sociale menée depuis plus de deux ans par Macron, son gouvernement et ses député.e.s.  La France souffre plus encore, en ces jours, de l’attitude d’un gouvernement qui joue le temps en misant cyniquement sur ce qu’il voudrait, le pourrissement du puissant mouvement social qui s’est levé dans le pays depuis plus de trois semaines. La réalité de la politique d’Emmanuel Macron s’exprime non seulement dans le quotidien des Français, mais dans ces quelques chiffres de ces jours derniers. 1,2 % pour le Smic au 1er janvier, soit 50 centimes de plus par jour pour les smicard. Une véritable insulte pendant que le CAC 40 progresse de 27,6 % en Bourse, dont 62 % pour le secteur du luxe avec LVMH. Le refus d’une augmentation significative du Smic est un sale coup pour les plus modestes et un signal économique détestable. Il signe une fois de plus le choix de classe d’Emmanuel Macron : être le serviteur zélé des riches, du grand patronat  et du capital.

La raison voudrait que le président, avec un véritable sens de l’État et une authentique volonté démocratique, dise stop. On se remet pour de bon autour d’une table et on pense autrement, en termes de progrès social. La raison, mais plus sûrement le mouvement social. Comme l’a si justement souligné Fabien ROUssel, député et premier secrétaire du PCF, « Un président à l’écoute du peuple et de tous les français doit avoir l’humilité d’entendre aussi tout cela. Retirer cette réforme, ce n’est pas perdre. C’est reprendre la main pour ouvrir une nouvelle période faite d’apaisement et d’un dialogue sincère. L’acte 2 du quinquennat peut commencer ce 31 décembre si le président ouvre une période de dialogue sans imposer sa réforme »

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