LE RSA POUR LES MOINS DE 25 ANS ? C’EST POSSIBLE ET URGENT !

Le gouvernement Macron n’a jusqu’à présent pas fait grand cas des jeunes dans ses politiques publiques, sauf pour leur imposer un service national universel et leurs envoyer les CRS lors des manifs…

Nombre de jeunes vivent en situation de grande précarité. Pourtant, les moins de 25 ans n’ont pas accès au Revenu de Solidarité Active (RSA). Son obtention est conditionnée au fait d’avoir occupé l’équivalent de deux ans d’un emploi à temps plein durant les trois dernières années ou avoir un enfant à charge. Ces exigences privent des milliers de jeunes, pourtant sans ressource, de ce minima social. Cette condamnation à la misère est inadmissible. Loin de la démarche purement démagogique mais médiatisée de la députée LREM Fiona Lazaar, des députés et sénateurs communistes, organisations syndicales, associations et personnalités demandent la modification de la loi pour que les moins de 25 ans puissent bénéficier de ce droit au même titre que leurs aîné·e·s. Je me joins bien naturellement à cet appel, connaissant la situation précaire de très nombreux jeunes bezonnais. D’autant que les milliards versés par le gouvernement aux entreprises telles que Renault et ADP et le retour de l’ISF permettraient de financer très largement ce RSA.

TEXTE DE L’APPEL : Le contexte historique dans lequel est plongé le pays depuis le début de l’épidémie du Covid-19 rend nécessaire la réparation de cette injustice. La crise économique actuelle est sans précédent depuis plusieurs décennies, la chute du PIB de 5,8 % au premier trimestre 2020 est la plus importante enregistrée depuis la création de l’indicateur en 1949. Les jeunes y sont particulièrement exposé·e·s : en 2017, 20,1 % des 18-29 ans vivaient sous le seuil de pauvreté contre 12,9 % des 30-39 ans et 14,1 % toutes tranches d’âge confondues (INSEE). La pauvreté des moins de 25 ans n’est pas un fait nouveau, le confinement l’a amplifiée. Plus souvent en contrats temporaires, plus souvent en période d’essai et durement exposé·e·s au travail ubérisé, les jeunes sont les premières et les premiers à perdre leur emploi. Disposant d’une épargne plus faible, souvent n’en disposant d’aucune, elles et ils sont plus vulnérables à une perte de revenu. Loin d’être suffisant, le RSA peut être un filet de sécurité salutaire dont elles et ils sont aujourd’hui malheureusement privé·e·s.

La majorité est fixée à 18 ans depuis plusieurs décennies. Les jeunes peuvent voter, se salarier, payer des cotisations, être prélevé·e·s de l’impôt sur le revenu, mais se voient pourtant refuser l’accès à un volet essentiel de la solidarité nationale. Cette exception est injustifiable et doit cesser. Une telle exclusion renvoie le sort de ces jeunes à une hasardeuse solidarité familiale qui les place dans une situation de dépendance. La misère dans laquelle sont plongés ces jeunes n’est pas une période passagère sans conséquence. L’extrême pauvreté met directement leur avenir et leurs possibilités d’émancipation en danger.

En 2017, 20,1 % des 18-29 ans vivaient sous le seuil de pauvreté contre 12,9 % des 30-39 ans et 14,1 % toutes tranches d’âge confondues (INSEE).

Ce gouvernement n’a jusqu’à présent pas fait grand cas des jeunes dans ses politiques publiques, sauf pour leur imposer un service national universel. Il n’existe pas de ministère dédié et il a fallu attendre plus d’un an pour qu’un secrétaire d’État soit nommé. Ce gouvernement n’a pas non plus démontré une grande volonté de s’attaquer à la pauvreté. Nous nous souvenons de ses ordonnances pour casser le droit du travail et abaisser la protection des salarié·e·s. Nous nous souvenons des aides au logement dont il a diminué le montant avant de le geler. Nous nous souvenons de l’expression « pognon de dingue ». Nous avons vu le mépris du gouvernement auquel il a fallu deux mois pour annoncer le versement d’une aide exceptionnelle de 200 € pour les précaires de moins de 25 ans, ainsi que pour les étudiantes et étudiants ayant perdu leur emploi. Le versement de cette aide démontre l’injustice de l’exclusion d’une partie des jeunes d’un volet essentiel de la protection sociale. Nous demandons l’ouverture immédiate du RSA aux moins de 25 ans et sans condition spécifique.

Elles et ils soutiennent l’ouverture du RSA aux moins de 25 ans :

Signataires : MJCF – Mouvement Jeunes Communistes de France MRJC – Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne JOC – Jeunesse Ouvrière Chrétienne UNEF – Union Nationale des Etudiants de France FENEC – Fédération Nationale des Etudiants Chercheurs MJS – Mouvement Jeunes Socialistes Jeunes insoumis-es Jeunes génération.s Jeunes écologistes UNL – Union Nationale Lycéenne FIDL, le syndicat lycéen UEC – Union des Etudiants Communistes

Députés : André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, président du groupe “Gauche démocrate et républicaine” Alain Bruneel, député du Nord Stéphane Peu, député de Seine-Saint-Denis  Marie-Georges Buffet, députée de Seine-Saint-Denis Jean-Paul Dufrègne, député de l’Allier Jean-Paul Lecoq, député de Seine-Maritime Sébastien Jumel, député de Seine-Maritime Hubert Wulfranc, député de Seine-Maritime Pierre Dharréville, député des Bouches-du-Rhône Keclard-Mondesir Manuèla, députée de la Martinique Régis Juanico, député de la Loire Aurélien Taché, membre du groupe Ecologie Démocratie Solidarité, député du Val d’Oise

Sénateurs : Cathy Apourceau-Poly, sénatrice du Pas-de-Calais  Éliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint-Denis Éric Bocquet, sénateur du Nord  Fabien Gay, sénateur de Seine-Saint-Denis Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère Laurence Cohen, sénatrice du Val de Marne Pierre Laurent, sénateur de Paris Sophie Taillé Polian, sénatrice de la Loire

Organisations et associations : – CGT – FSU – Union syndicale solidaires – UNHAJ – Union National de l’habitat jeunes – CNL – Confédération Nationale du Logement – CNAJEP – FFJ – Forum Français de la Jeunesse

Personnalités : – Fabien Roussel, Secrétaire National du PCF – Ian Brossat; porte parole du PCF et président de l’ANECR – Guillaume Balas, coordinateur national de génération.s – Benjamin Lucas, porte parole de génération.s – Claire Monod, élue Ile de France – Chloé Sagaspe, Membre du Bureau Exécutif  d’EELV – Eva Sas, porte-parole d’EELV – Alain Coulombel, porte-parole d’EELV – Lilâ Le Bas, Conseillère au CESE – Clémence Dolé,  représentante au COJ – Adrien Hélary, représentant au COJ – Bertrand Coly, Conseiller CESE – HéloÏse Moreau, représentante au COJ

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