EN CETTE VEILLE DE 1er MAI…

Aujourd’hui c’est veille de 1er mai, Fête des luttes. C’est aussi la veille du jour anniversaire  du début d’une  affaire d’Etat : le feuilleton  Benalla. Le 1er mai 2018, ce gorille de Macron tabassait des manifestants. C’est vrai qu’en matière de matraquage on en connaît un rayon chez En Marche ! Quelques jours après trois pistolets non déclarés sont retrouvés dans les locaux de la République en Marche. C’est ça le nouveau monde trônait par le Président des riches et des très riches.

Mais en cette veille de jour férié, chômé et payé, le cap  gouvernemental est tenu à droite pour le « travailler plus », les retraites, la pénalisation des chômeurs. « C’est à chacun de faire un effort », disait hier Stanislas Guérini, délégué général de la République en marche. Traverser la rue ? C’est sans doute ce que François Bayrou, tombé cul par-dessus tête sur le chemin de Damas, voit comme une « révolution ». La réalité, c’est que rien n’est fait pour répondre aux questions posées dans le pays. 77 % des sondés n’étaient pas convaincus la semaine passée par l’intervention du président. Les questions du pouvoir d’achat, de la hausse du Smic et des salaires sont aux oubliettes, avec le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune. La baisse de l’impôt sur le revenu promise comme un hochet aux classes moyennes que le président veut rallier – déjà pour les élections européennes –, ne va pas concerner les plus modestes. La transition écologique reste noyée dans les brumes des effets de serre.

D’ailleurs qu’ils soient ministres ou député.es macronistes, ils utilisent toutes et tous le même langage oh combien démago ! «  Il y a 40 milliards d’euros de niches fiscales pour les entreprises. Sur 40 milliards de niches, on doit bien pouvoir trouver quelques centaines de millions d’euros pour mieux répartir la fiscalité », a osé dire Gérald Darmanin, ministre de la défense du pouvoir d’achat des riches. Bien sûr, quelques centaines de millions, sur 54 milliards de dividendes versés l’an passé, quelque 100 milliards d’évasion fiscale et 3,5 milliards d’impôts sur la fortune supprimés, c’est peut-être possible. Allez, encore un effort, camarade.

C’est tout cela qu’on va dénoncer demain dans la rue. À Paris on retrouvera dans le même cortège la CGT, FO, la FSU, Solidaires, les lycéens, les étudiants et aussi les gilets jaunes. Ils seront rejoints par les jeunes marcheurs pour le climat. Sans surprise, il faudra sans doute s’attendre à quelques provocations de la police. Et une fois encore BFMTV, TF1 et autres chaînes asservies au pouvoir vous verseront des images de casseurs plutôt que de parler du fond. Rendez-vous demain à partir de 14h30, devant la gare Montparnasse.

1er mai de lutte, les communistes de Bezons vendent le muguet.

Chargé d’histoire, de luttes et de sang versé, chargé de victoires, qu’il soit interdit ou férié. Le 1er mai est le symbole du combat contre l’exploitation et la répression capitaliste. Le  1er mai, c’est aussi la traditionnelle vente du muguet par les militants du Parti Communiste Français. Ceux de Bezons, rassemblés au sein de la cellule Jacky-Leser, vous le proposeront demain. Rendez-vous dès 8h00, avenue Gabriel-Péri.